PRESENTATION

Les Entretiens du nouveau monde industriel 2018

L’INTELLIGENCE DES VILLES ET LA NOUVELLE RÉVOLUTION URBAINE

Paris. Centre Pompidou. Grande Salle. 18 et 19 décembre 2018

 

12ème édition

Aux défis presque inconcevables que constitue l’Anthropocène pour l’humanité confrontée aux effets désastreux de sa propre toxicité, des villes et des territoires tentent de répondre en se mettant en réseau – des open cities aux « territoires positifs ». Nous vivons, en même temps, une nouvelle « révolution urbaine » et territoriale (avec les « territoires numériques » ) qui pourrait être inurbaine, c’est à dire inhumaine : dénuée d’urbanité – et la ville dénuée d’urbanité devient la jungle.
Face à ce qui constitue un risque que chacun pressent désormais plus ou moins (fusse en pratiquant le déni), les Entretiens du nouveau monde industriel 2018 entendent poser que la « résistance » à ce devenir n’a aucun avenir si elle ne parvient pas à l’invention d’une nouvelle intelligence urbaine s’emparant de ces transformations révolutionnaires, et en partant des territoires apprenants que pourraient et devraient devenir les villes et conurbations engendrés par les derniers développements de ce que Clarisse Herrenschmidt a appelé « l’écriture réticulaire » et Antoinette Rouvroy « la gouvernementalité algorithmique ».

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Programme

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Programme provisoire

 

Ouverture de la salle : 9h20

Session 1 : Introduction

Mardi 18 décembre – 9h30-10h30

Comme cela a été maintes fois souligné, de Jean-Pierre Vernant à Henri Lefèbvre en passant par Vere Gordon Childe, l’urbanisation, telle qu’elle s’engage au Néolithique, conduisant à la concentration de richesses autour de palais qui sont aussi des greniers, intensifie les relations sociales et fait apparaître des « technologies intellectuelles » (au sens de Jack Goody, comme écritures et systèmes de numération) qui engagent l’histoire citadine de l’intelligence individuelle et collective.
Que doit-on retenir de cette teneur foncièrement urbaine de l’intelligence collective qui aura caractérisé les temps proto-historiques et historiques ? Que devient cette forme de l’intelligence au moment où, tandis qu’une ceinture satellitaire permet désormais un contrôle planétaire par ce que Frank Pasquale (université du Maryland) a appelé les souverainetés fonctionnelles de plateformes assurant le contrôle dans ce que l’on appelle les « smart cities », et au moment où l’urbanisation accrue annoncée pour les prochaines décennies transforme la biosphère en technosphère cependant que l’Anthropocène requiert l’intelligence humaine comme jamais ?

 

9h30 : Patrick Braouezec, Introduction (Président de l’EPT Plaine Commune)

 

9h45 : Bernard Stiegler, L’urbanité comme intelligence – à l’époque de l’exosphère et de la technosphère (Institut de Recherche et d’Innovation, IRI)

 

Résumés des interventions

Session 2 : Smartness et infrastructures

Mardi 18 décembre – 10h30-13h00

Nous faisons l’hypothèse qu’une nouvelle révolution urbaine s’accomplit – dont les discours sur l’intelligence calculée et répartie dans les espaces communs sinon publics, ce qui est appelé smartness au sens de Sam Palmisano (IBM) – , désignent une facette, où les fonctions urbaines se reconfigurent très profondément à travers la réticulation généralisée et la digitalisation opérées comme ubiquitous computing, conduisant aux « villes connectées », c’est à dire calculées en permanence et en totalité. Comment spécifier ce qui advient ainsi du côté des infrastructures telles que David Berry les appréhende comme processus d’« infrasomatisation » ? Quels sont les nouveaux agencements qui s’opèrent entre le global et le local dans ce contexte ? Qu’est-ce qui caractérise la supposée « smartness », et en quoi pourrait-elle et devrait-elle participer d’une nouvelle intelligence des Habitants des villes, cités et tissus urbains et conurbains ?

 

10h30 :  David Berry, The Neguentropic University: Infrasomatization, Data Intensive Society, and Anti-Smart Technologies (Sussex University)

 

11h10 :  Robert Mitchell,  Smartness & Populations as Infrastructure (Duke University)

 

11h50 : Daniel Kaplan et Mathieu Saujot, Audacities (Fing et IDDRI)

 

12h30 :  Discussion

 

13h00 :  Fin de session

 

Résumés des interventions

 

Session 3 : Villes, localités, réseaux

Mardi 18 décembre – 14h00-18h05

Les échelles se sont massivement transformées au cours des dernières décennies, modifiant foncièrement les rapports de souverainetés et les hiérarchies entre héritage politique de la modernité et autonomie croissante de l’initiative économique. Quelles modes de vie et nouveaux dynamismes des localités sont-ils possibles entre ces échelles, et en quoi permettent-ils d’espérer qu’émergent des ouvertures et réticulations positives, plutôt qu’une aliénation accrue de ces « hypervilles » ? Quelles responsabilités et fonctions régaliennes sont-elles requises du côté des pouvoirs légitimement issus d’un exercice réel de la citoyenneté ? Quelle plasticité de l’individuation psychique et collective les nouvelles spatialités et temporalités urbaines peuvent-elles favoriser au-delà des captations addictives et ruineuses pour l’attention ?

 

14h30 : Saskia Sassen, Villes, réseaux, ouverture et mondialité (Columbia University)

 

15h15 : Gerald Moore, Ville, addiction, soin (Durham University)

 

15h55 : Louis Henry,  (Caisse des Dépôts et Consignations)


Pause


16h45 : Orit Halpern
, Smartness Mandate (Concordia University)

 

17h25 : Noel Fitzpatrick, Cartographie critique à l’époque du GPS et des SIG (Dublin Institute of Technology)

 

18h05 :  Mathieu Triclot et Thomas François, Sur Minecraft et le BIM (UTBM et 3HC-Rennescraft)

 

18h45 : Franck Cormerais, L’hyperville, un territoire apprenant (Université Bordeaux-Montaigne)

 

19h25 : Fin de session

 

Résumé des interventions

 

 

Ouverture de la salle : 9h20

Session 4 : À propos d’une « nouvelle révolution urbaine »

Mercredi 19 décembre – 9h30-12h30

Comme tous les autres secteurs économiques, les techniques du bâtiment, des travaux publics et de l’aménagement du territoire sont désormais reconfigurées par le processus d’hyperindustrialisation que provoque la numérisation. Cela affecte et affectera bien plus encore à l’avenir les conditions de la programmation urbaine, de la concertation, de la construction, de la gestion et des services, tout autant que l’économie urbaine en général et les politiques locales. Comment les habitants peuvent-ils s’approprier ces nouvelles dynamiques – pour ne pas s’en trouver exclus – et que permettent d’espérer les « communs urbains » ? Que nous apprend à cet égard la brève histoire des modèles d’organisation du travail spécifiquement issus de la « révolution numérique » ? Quelle nouvelle économie urbaine est-il possible de favoriser, et contre quelles tendances anthropiques (au sens où le GIEC parle d’« anthropogenic forcings ») doit-elle se mobiliser ? Comment repenser les ressources et leurs rapports aux localités ?

 

9h30 : Olivier Landau, Production et Urbanité (Institut de Recherche et d’Innovation, IRI)

 

10h00 : Raphaël Besson, Pour une biopolitique des villes (Villes et Innovations)

 

10h40 : Giorgio Griziotti et Hervé Le Crosnier, « Neurocapitalisme » entre métropoles et traversées (Cognitive Factory et C&F Éditions)

 

11h20 : Pierre Clergue, Panser notre relation à la matière (Institut de Recherche et d’Innovation, IRI)

 

11h50 : Discussion

 

12h30 : Fin de session

 

Résumés des interventions

 

Session 5 : Le terrain du territoire, c’est-à-dire les habitants

Mercredi 19 décembre – 14h-19h00

Le terrain du territoire, c’est à dire les habitants 1. : Equateur, Pas-de-Calais, Plaine Commune

Les « smart cities » sont généralement conçues selon les canons d’une prospérité urbaine toute calquée sur les commodités et fonctions économiques et politiques caractéristiques du consumer capitalism. Mais que se passe-t-il du côté des territoires d’habitats précaires, aux fronières externes du « développement » et de la « croissance » ? Comment les localités lésées par ce « développement » et cette « croissance » peuvent-elles trouver dans les capacités de délibération et d’action offertes par les technologies les ressources d’une nouvelle « résilience » ? Que peuvent inventer les offices de gestion de l’habitat social dans le nouveau contexte ? Quelles sont les spécificités des conurbations autour des zones de métropolisation caractéristiques de la haute connectivité ?

 

Le terrain du territoire, c’est à dire les habitants 2. : Des capteurs à Loos-en-Gohelle, Minecraft à Rennes, des filets à nuages dans l’Anti-Atlas marocain

Les technologies de virtualisation, de simulation et de modélisation en trois dimensions qui ont massivement transformé l’expérimentation scientifique aussi bien que l’ingénierie et la production industrielle peuvent-elles venir entre les mains des habitants – et en particulier des plus jeunes – à travers les jeux vidéos ? Dans quelle mesure les habitants peuvent-ils devenir délibérativement destinateurs aussi bien que destinataires des informations recueillies par les capteurs urbains ? Que peut apporter une « haute technologie » aux habitants de l’Anti-Atlas marocain ?

 

14h00 : Sara Baranzoni et Paolo Vignola, L’intelligence urbaine dans les habitats précaires et les algorithmes (UArtes Guayaquil)

 

14h40 : Jean-François Caron, Des capteurs pour des habitants (Maire de Loos-en-Gohelle)

 

15h20 : Camille Picard, Les enjeux territoriaux de Plaine Commune (DRIF Caisse des Dépôts et Consignations)

 

16h00 : Discussion

 

16h30 : Pause

 

16h50 : Jérôme Capelle et Alain Gressier, L’habitat contributif, une proposition d’habitat social, soutenu par une communauté d’entraide sociale (Pas-de-Calais Habitat)

 

17h30 : Titouan Lampe, Oasis de brouillard dans les montagnes Aït Ba’amran, au Maroc (Dar Si Hmad)

 

18h10 : Discussion

 

18h30 : Fin de session

 

Résumé des interventions

 

Polemictweet

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Intervenants

Présentation des intervenants :

 

 

 

 

Sara Baranzoni

UArtes Guayaquil

Sara Baranzoni enseigne à l’Université des arts de Guayaquil (Équateur). Elle collabore avec l’IRI de Paris et les réseaux Digital Studies, Performance Philosophy, Deleuze Studies et l’Institut latino-américain de recherche sur les arts (ILIA). Cofondatrice du magazine La Deleuziana et autrice de nombreux articles et traductions, elle a notamment édité avec Paolo Vignola le numéro de “aut aut” sur Bernard Stiegler “Pour une pharmacologie de la technique”, autre qu’avoir travaillé à plusieurs contributions sur Stiegler, en italien, anglais, français et espagnol dans diverses conférences internationales.

 

 

Raphaël Besson

Ville et Innovations

Raphaël Besson est expert en socio-économie urbaine et docteur en sciences du territoire (laboratoire PACTE, université de Grenoble). En 2013, il fonde “Villes Innovations”, un bureau d’étude localisé à Madrid et Grenoble, spécialisé dans les politiques d’innovation urbaine, et les politiques socioéconomiques, culturelles et numériques des territoires. Chercheur associé au laboratoire PACTE, ses travaux portent sur les lieux de savoir et d’innovation (Quartiers créatifs, Clusters d’innovation, Tiers Lieux, Bibliothèques Troisième Lieu…), les mutations de l’économie et de la fabrique des villes (économie créative, économie collaborative, urban labs, fab cities, urbanisme tactique et temporaire, biopolitique des villes) et les écosystèmes régénératifs. Il a forgé au cours de sa thèse la notion de Systèmes Urbains Cognitifs, à travers l’étude de grands projets urbains créatifs situés à Buenos Aires, Barcelone et Grenoble.

 

 

 David Berry

Sussex University

Professeur de Digital Humanities à l’Université du Sussex, Berry travaille sur les défis théoriques et spécifiques à la compréhension des médias numériques et informatiques, en particulier des algorithmes, des logiciels et du code. Son approche transdisciplinaire prend en considération les sciences humaines numériques, la théorie critique, l’économie politique, la théorie sociale, les études de logiciel et la philosophie de la technologie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’informatique et le numérique notamment : Critical Theory and the Digital ; The Philosophy of Software: Code and Mediation in the Digital Age ; et Copy, Rip, Burn: The Politics of Copyleft and Open Source. Il a également édité Understanding Digital Humanities et coédité Postdigital Aesthetics: Art, Computation and Design. Il est Member of Alliance of Digital Humanities Organizations (ADHO), Fellow of the Royal Society of Arts (RSA), membre de l’European Communication Research and Education Organization (ECREA) et membre de la British Philosophical Association (BPA).

 

 

Patrick Braouezec

Président de l’EPT Plaine Commune

Président de la Communauté d’agglomération Plaine Commune, président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, vice-président de la Métropole du Grand Paris, ancien député-maire de Saint-Denis.

 

 

 

 

 

Jérôme Capelle

Pas-de-Calais Habitat

Jérôme Capelle,  est Directeur de l’innovation chez Pas-de-Calais habitat, ingénieur diplômé en 1995 de l’Ecole des Mines de Douai dans le domaine de la gestion énergétique. Il a exercé la fonction d’ingénieur chargé d’études, dans le secteur de l’énergie, une dizaine d’années dans les Hauts de France. L’année 2005, Jérôme Capelle a intégré les services de Pas-de-Calais habitat, en qualité de Responsable de la gestion patrimoniale et énergétique. Depuis une dizaine d’année, il s’est spécialisé dans l’approche de recherche en ingénierie sociale & technologique, et a participé à développer de nombreux programmes innovants régionaux et européens dans ce domaine.

 

 

Jean-François Caron

Maire de Loos-en-Gohelle

Il est élu au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 1992 et en a été vice-président chargé de l’environnement de 1998 à 2004. Il entre au conseil municipal de Loos-en-Gohelle en 1995 comme conseiller municipal délégué à l’aménagement du territoire et à l’environnement. En 2001, il devient maire, succédant ainsi à son père. Il est surtout connu pour les expérimentations en termes de développement durable menées dans sa commune et pour avoir mené à l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial.

 

 

Pierre Clergue

Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)

Diplomé de l’Ecole National d’Architecture de Clermont Ferrand en 2017. Il écrit son mémoire de Master sur la co-construction par le jeu vidéo et sur la cobotisation à travers les concepts du virtuel et d’individuation collective. Il enchaîne sur un DEA recherche en architecture à l’ENSA Paris La Villette touchant au sujet de la matière et de l’énergie, et se liant au problème de l’entropie. Il rejoint l’IRI début 2018 pour contribuer au projet de TAC. Il cible ses recherches sur l’urbanité numérique et la question du Building Information Modeling. Depuis octobre, il travail particulièrement avec l’IRI sur un projet de contribution post-JO 2024 pour la réhabilitation du village Olympique par les collégiens et lycéens de Plaine Commune avec le jeu vidéo Minecraft et le BIM. En parralléle, il travail dans une agence d’architecture CRR à Clermont-Ferrand.

 

 

Franck Cormerais

Université Bordeaux-Montaigne

Professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bordeaux-Montaigne. Responsable de l’axe Études digitales : des donnés aux dispositifs (E3D) au sein du laboratoire MICA. Co-directeur de la Revue Études Digitales publiée chez Classiques Garnier. Ses recherches portent sur l’anthropologie des technologies contemporaines et sur l’usage des TIC en milieu urbain. Son programme comporte deux axes. Le premier est lié à l’établissement de nouvelles pratiques éditoriales en ligne. Le second s’intéresse à l’industrialisation contemporaine du langage et de la culture, et plus aux généralement aux processus d’innovation et de valorisation dans le cadre d’une économie de la contribution.

 

 

Hervé Le Crosnier

C&F Éditions

Hervé Le Crosnier est ancien bibliothécaire, maître de conférences en informatique à l’Université de Caen où il dispense des enseignements sur les technologies du web (informatique) et la culture numérique (sciences de l’information). Ses enseignements de culture numérique sont disponibles en ligne sous la forme de ressources éducatives libres sur le site canal U. Il est membre de plusieurs associations, notamment l’association VECAM. Hervé Le Crosnier est éditeur multimédia chez C&F éditions. En dehors de publications souvent centrées sur le numérique, Hervé Le Crosnier intervient sur le front des « Communs » ou « Biens Communs » en liaison avec le “Common Good” US.

 

 

 Noel Fitzpatrick

Dublin Institute of Technology

Noel Fitzpatrick est directeur de la recherche au Collège des arts et du tourisme de l’Institut de technologie de Dublin en Irlande. Il est également le doyen de l’École supérieure des arts créatifs et des médias (GradCAM) qui est une plateforme collaborative pour la recherche doctorale dans les arts créatifs, les arts de la scène et les arts médiatiques. Il est également membre d’un Réseau Européen de Recherche Artistique EARN et membre du Digital Studies Network avec Bernard Stiegler. La recherche du Dr Noel Fitzpatrick comprend l’esthétique, les études de performance et la philosophie de la technologie. La publication la plus récente est «La question de la fiction – Objets inexistants, une possible réponse mondiale de Paul Ricoeur», 2017, Kairos Journal of Philosophy of Science and Technology.

 

 

Thomas François

3HC-Rennescraft

 

 

 

 

 

 

 

Alain Gressier

Pas-de-Calais Habitat

En charge des orientations et montage de projets de recherche à caractère scientifique et méthodologique, Alain Gressier est Docteur en Sciences  de l’Education de l’Université des Sciences & Technologies de Lille 1. Il est également diplômé de l’Institut Régional de Travail Social, au titre de cadre-manager des Institutions Médico sociales. Il a effectué  un parcours d’une quinzaine d’années dans le secteur de l’action médico sociale, en qualité de formateur en cycles de licences professionnelles, pour les intervenants sociaux dans les disciplines de l’initiation à la méthodologie de recherche et de la sociologie. En parrallèle, il a été membre conférencier du laboratoire de recherche TRIGONE-CIREL, et intervenant  vacataire dans la discipline sociologique dans plusieurs universités des Hauts de France, de Paris et de Troyes. Sa mission consiste, depuis bientôt 10 annnées, à la Direction de l’innovation de Pas-de-Calais habitat, à orienter le montage et management de projets européens, en termes de conception, méthode et analyse. Il a participé à ce titre à co-concevoir et gérer une dizaine de projets  régionaux et internationaux (IBS, ECHO, IFORE, ECOBEE, ICT-Energy, INCREASE, MAD). Il est également en charge de l’animation d’un Groupement d’Intérêt Scientifique, sur le thème de l’habitat solidaire ; et participe à la mobilisation des chercheurs et laboratoires de recherche académique dans le déploiement des projets internationaux.

 

 

Giorgio Griziotti

Cognitive Factory

Ingénieur informatique et chercheur indépendant Giorgio Griziotti est l’un des premiers ingénieurs en informatique sortis de l’École polytechnique de Milan. Ceci lui confère une longue expérience dans les technologies informatiques, entre les applications industrielles, les usages sociaux et les pratiques de co-recherche. Sa participation au mouvement autonome lors du long 1968 italien l’a contraint à exercer une grande partie de ses activités professionnelles à l’étranger et notamment en France où il vit encore aujourd’hui. Il est l’un des fondateurs du collectif de co-recherche Effimera et a fait partie des organisateurs du séminaire « Du public au commun » au Collège International de Philosophie à Paris. En 2018, il publie Neurocapitalisme : Pouvoirs numériques et multitudes (C&F Éditions, 2018).

 

 

Orit Halpern

Concordia University

Dr. Orit Halpern est professeur agrégé au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Concordia. Son travail relie l’histoire de la science, de l’informatique et de la cybernétique au design et à la pratique artistique. Elle est également directrice du Cluster de recherche sur la vie spéculative, un laboratoire situé à l’intersection des sciences de l’environnement, de l’architecture et du design et des médias informatiques. Vous pouvez en savoir plus sur : www.orithalpern.netwww.speculativelife.com / www.planetaryfutures.net .

 

 

Louis Henry

Caisse des Dépôts et Consignations

Louis Henry est responsable territoires et développement durable à l’institut CDC pour la recherche, au sein du département stratégie de la Caisse des dépôts et consignations. Architecte de formation, il a été maître d’œuvre puis maître d’ouvrage de nombreuses opérations de logements et d’équipements publics. En charge du financement des logements intermédiaires à la Direction des fonds d’Épargne de la CDC, il a ensuite intégré l’équipe de la Direction du Renouvellement Urbain. Sa connaissance des actions de de développement urbain durable dans les pays du nord-ouest de l’Europe l’a conduit à initier une politique d’accompagnement des premiers projets d’éco quartiers en France. Il a rejoint l’Institut de la Caisse des dépôts pour la recherche en 2016 après avoir participé au programme Ville de demain dans le cadre des investissements d’avenir. Louis Henry est enseignant en master développement durable et organisations à Paris Dauphine.

 

 

Daniel Kaplan

Fing

Daniel Kaplan explore les futurs sous l’angle de l’innovation d’une part, des imaginaires d’autre part. Pionnier du numérique et de l’internet, entrepreneur et chercheur, il a créé dans les années 1980 l’une des premières agences de communication numérique au monde ; puis en 2000 la Fondation internet nouvelle génération (Fing), qui « produit et partage des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques ». Depuis 2017, il conduit le projet de création de « l’Université de la Pluralité », réseau international et ouvert de celles et ceux qui mobilisent la puissance des imaginaires pour élargir le champ des futurs pensables.

 

 

Titouan Lampe

Dar Si Hmad

Durant ses récentes études de paysagiste à l’ENSP Versailles, Titouan Lampe s’est pris de passion pour les paysages berbères du Maroc. Il y apprend les techniques anciennes d’irrigation et s’initie peu à peu à l’art de vivre Amazigh. À l’occasion de son projet de fin d’études, il conçoit le projet « Oasis de brouillard » en collaboration avec Christophe de Saint Just (paysagiste dplg) et
l’équipe de Dar si hmad. Touche à tout curieux, Titouan cherche sans cesse de nouvelles expériences intellectuelles et pratiques. Désormais diplômé, il souhaite approfondir les questions soulevées par le marché naissant du transitoire: ou comment le monde de la culture peut il fusionner avec le monde de l’aménagement ?

 

 

Olivier landau

Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)

Olivier Landau est aujourd’hui Président de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation, IRI) et membre du Conseil d’administration d’Ars Industrialis, après avoir été Directeur Délégué à la Stratégie et l’Anticipation de SATM (Direction des Services Avancés pour les Télécom et les Médias de Sofrecom – Groupe Orange). Il travaille depuis 1993 sur l’impact des technologies numériques en ce qui concerne l’accès aux contenus, en particulier dans le domaine des médias. L’universalité du numérique l’a amené à élargir son champ d’intérêts à l’ensemble des services bousculés par la société de l’information. Depuis plusieurs années, il s’intéresse avec Bernard Stiegler, à l’automatisation généralisée de « l’industrie » et aux conséquences sur la société, en particulier en ce qui concerne l’emploi et le travail. Olivier Landau a été producteur et réalisateur de nombreux programmes de TV, documentaires et fictions. Il a été le fondateur en 1986 de TV 5 Mondes, seconde chaîne thématique pour les réseaux câblés en France.

 

 

 Robert Mitchell

Duke University

Robert Mitchell est professeur d’anglais , directeur du département d’anglais et directeur du Center for Interdisciplinary Studies in Science and Cultural Theory, Duke University. Ses recherches portent sur les relations entre la littérature, les sciences et l’économie à la fois dans l’ère romantique et dans le présent. Il est l’auteur de Sympathy and the State in the Romantic Era: Systems, State Finance, and the Shadows of Futurity (2007), Bioart and the Vitality of Media (2010), and Experimental Life: Vitalism in Romantic Science and Literature (2013), et co-auteur de la monographie Tissue Economies: Blood, Organs and Cell Lines in Late Capitalism (2006). Il a également co-édité plusieurs recueils d’essais, notamment Data Made Flesh: Embodying Information (2003) et Releasing the Image: From Literature to New Media (2011). Ses recherches actuelles portent sur les relations entre la biopolitique, la logique des populations et les arts.

 

 

Gerald Moore

Durham University

Gerald Moore, philosophe, est maître de conférence dans les département de langues modernes et de philosophie à l’Université de Durham (Royaume-Uni), ainsi que membre du réseau Digital Studies et du Conseil Administratif d’Ars Industrialis. Il est l’auteur de Politics of the Gift (Edinburgh University Press, 2011) et codirecteur de l’ouvrage collectif Stiegler and Technics (EUP, 2013). Ses recherches portent sur l’intersection de la politique culturelle de la technique avec l’anthropologie évolutionniste. Il travaille maintenant sur un livre au nom de Artificial Selection : The Digital Age and the Rusing of Nature.

 

 

Camille Picard

DRIF Caisse des dépôts

Camille Picard est diplômée de l’ESSEC, titulaire d’une maîtrise de Sciences Politiques à Paris 1 Sorbonne et du master d’urbanisme de Sciences po. Elle débute son parcours de maître d’ouvrage en 2003 en tant que chargée d’études au sein d’une société d’économie mixte de la Ville de Paris, la SemParisCentre, responsable du suivi des études de définition pour l’aménagement du quartier des Halles. Elle rejoint ICADE en 2006 et participe au projet de reconversion de l’entrepôt Macdonald (Paris 19ème arrondissement). Directrice déléguée de la SAS ParisNordEST à partir de 2010, elle rejoint en 2012 la direction régionale Ile-de-France de la Caisse des Dépôts pour mener à bien la réalisation de ce projet hors normes (165 000 m² sur un bâtiment existant de 630 mètres de long). Depuis septembre 2016, Camille Picard est directrice territoriale pour les départements de Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise pour la Banque des Territoires.

 

 

Mathieu Saujot

IDDRI

Diplômé de l’ENSTA ParisTech et docteur en économie. Il a réalisé sa thèse aux Mines Paristech sous la direction de P.N Giraud sur la planification de la ville bas-carbone. Il coordonne l’initiative Lier transition numérique et écologique. Ses derniers travaux ont porté sur la gouvernance de la ville numérique réelle, dans le cadre du projet Audacities mené avec la Fing (Fondation Internet Nouvelle génération), et sur la prospective de la mobilité autonome et partagée, dans le cadre du projet New Mobility, Clean Mobility.

 

 

Saskia Sassen

Columbia University

Saskia Sassen est professeur de sociologie à la Columbia University (Robert S. Lynd professor) et membre de son comité sur la pensée globale, qu’elle a présidé jusqu’en 2015. Elle étudie les villes, l’immigration et les États dans l’économie mondiale, avec les inégalités, les genres et la numérisation. trois variables clés en cours d’exécution si son travail. Née aux Pays-Bas, elle a grandi en Argentine et en Italie, a étudié en France, a été élevée en cinq langues et a commencé sa vie professionnelle aux États-Unis. Elle est l’auteur de huit livres et l’éditeur ou le co-éditeur de trois livres. Ensemble, ses livres sont traduits dans plus de vingt langues. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions, parmi lesquels elle a reçu plusieurs prix de docteur honoris causa, le prix 2013 Principe de Asturias en sciences sociales, a été élue à l’Académie royale des sciences des Pays-Bas et a été nommée Chevalier de l’ordre des arts et lettres. par le gouvernement français.

 

 

Bernard Stiegler

Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)

Philosophe, Directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation, Bernard Stiegler est aussi président de l’association Ars Industrialis et professeur associé à l’Université de Technologie de Compiègne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie dont : Dans la disruption, Les Liens qui libèrent, 2016. Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, Flammarion, 2010. Etats de choc. Bêtise et savoir au XXIè siècle, Mille et une nuits, 2012 ? L’école, le numérique et la société qui vient, avec Philippe Meirieu et Denis Kambouchner, Mille et une nuits, 2012 .

 

 

Mathieu Triclot

UTBM

Maître de conférences en philosophie des sciences à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Ses recherches portent sur la cybernétique, l’histoire de l’informatique et la notion d’information. Il a écrit philosophie des jeux vidéos parce qu’il est gamer lui-même.

 

 

 

 

Paolo Vignola

UArtes Guayaquil

Docteur en philosophie, est depuis 2015 Chercheur Prometeo en philosophie et en sciences sociales en Equateur. Ses travaux sont dédiés à la philosophie française contemporaine, notamment Deleuze, Guattari, Simondon, Stiegler, à l’écologie politique et à la philosophie de la technologie. En 2016, il a codirigé le numéro 371 de la revue Aut Aut sur la pharmacologie de la technique chez Bernard Stiegler et dirigé un numéro spécial de la revue internationale Ethics & Politics dédié à l’actualité politique de Deleuze. Il est actuellement enseignant à l’Université des arts de Guayaquil (Équateur).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESSOURCES

Réssources préliminaires :

 

The Global City. Introducing a concept – Saskia Sassen

http://www.saskiasassen.com/pdfs/publications/the-global-city-brown.pdf

 

Éviter l’Apocalypse – Bernard Stiegler interviewé par Aude Lancelin

 

(Vidéo) Séminaire préparatoire aux Entretiens du Nouveau Monde Industriel, 2-3 Juillet 2018

En partenariat avec l’Université de Nanjing, le projet européean NEXTLEAP et le programme Real Smart Cities, et la Caisse des Dépôts :

Intelligence Urbaine après deux siècles d’industrialisation

 

(Vidéo) Séminaire Pharmakon 2017/2018

Édition 2018: Exorganologie

 

 

L’Anthropocène :

The Neganthropocene – Bernard Stiegler

téléchargement gratuit du livre: http://www.openhumanitiespress.org/books/titles/the-neganthropocene/

 

 

La question du « Néguanthropocène » chez B. Stiegler – Anne Alombert

De l’infidélité du milieu au changement d’époque : chocs technologiques et avenir « néguanthropique »

 

 

L’événement anthropocène – Article d’Hervé Regnauld publié le 22.02.2017 sur le site EspaceTemps.net

https://www.espacestemps.net/articles/levenement-anthropocene/

 

 

Le Monde – Après le rapport sur le climat, la question de la contrainte mérite d’être posée – Thomas Shauder

Après le rapport sur le climat, la question de la contrainte mérite d’être posée

 

 

(Vidéo) Too late ? The final warning – Bernard Stiegler [00:00:00 – 00:32:00]

 

 

(Real) Smart City

Benjamin Bratton – The Black Stack

https://enmi-conf.org/wp/enmi17/wp-content/uploads/sites/9/2014/09/Bratton-The-Black-Stack.pdf

 

 

Yuk Hui – Algorithmic Catastrophe

https://enmi-conf.org/wp/enmi17/wp-content/uploads/sites/9/2014/09/Hui-Algorithmic-Catastrophe.pdf

 

 

The Guardian – Google wants to run cities without being elected. Don’t let it

https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/oct/24/google-alphabet-sidewalk-labs-toronto 

 

 

(Vidéo) NextLeap : Decrypting Algorithms Seminar

What strategy for alternative Internets ?

 

Les communs

Hervé Le Crosnier et Philippe Vidal (dir.) – Communs urbains et équipements numériques

Entre fragilité et innovation sociale, les communs urbains à l’heure du numérique

Le rôle du numérique dans la redéfinition des communs urbains

 

 

(Vidéo) Interviews avec Michel Beauwens

Michel Bauwens et Bernard Stiegler, économie du partage de la connaissance et des biens communs

Vers une économie post-capitaliste

La société des communs

 

 

(Vidéo) Interview avec Gaël Giraud

 

 

BIM : Building Information Modeling/Management

(Vidéo) What is BIM ? Building Information Modeling – Autodesk Building Solutions Advertisement

 

 

Smartness et Infrasomatisation

The Smartness Mandate – Orit Halpern, Robert Mitchell, & Geoghegan, B. D.

Notes toward a Critique

 

 

The Guardian – The web can be weaponised – and we can’t count on big tech to stop it – Tim Berners-Lee

The web can be weaponised

 

 

« Refroidissement social » ou « Social Cooling » – Tijmen Schep

« Refroidissement social » ou « Social Cooling » 

 

 

(Vidéo) Encoding Cultures – David M. Berry

Automating Thought: Infrasomatization and the Exospherical Technical System

 

 

Localité et droit

Law and Political Economy – Frank Pasquale

From Territorial to Functional Sovereignty: The Case of Amazon

 

 

(Vidéo) Entretien avec Alain Supiot

*Ressources recueillies par l’équipe de l’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)

Editions précédentes

2017 : BÊTISE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLES.

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2016 : PENSER L’EXOSOMATISATION POUR DEFENDRE LA SOCIETE.

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2015 : LA TOILE QUE NOUS VOULONS : du web sémantique au web herméneutique.

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2014 : LA “VÉRITÉ” DU NUMÉRIQUE

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2013 : LE NOUVEL ÂGE DE L’AUTOMATISATION

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2012 : Digital Studies, organologie des savoirs et technologies industrielles de la connaissance.

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