Session 5

Session 5 : Le terrain du territoire

Mercredi 19 décembre – 14h00-19h00

Le terrain du territoire, c’est à dire les habitants 1. : Equateur, Pas-de-Calais, Plaine Commune

Les « smart cities » sont généralement conçues selon les canons d’une prospérité urbaine toute calquée sur les commodités et fonctions économiques et politiques caractéristiques du consumer capitalism. Mais que se passe-t-il du côté des territoires d’habitats précaires, aux fronières externes du « développement » et de la « croissance » ? Comment les localités lésées par ce « développement » et cette « croissance » peuvent-elles trouver dans les capacités de délibération et d’action offertes par les technologies les ressources d’une nouvelle « résilience » ? Que peuvent inventer les offices de gestion de l’habitat social dans le nouveau contexte ? Quelles sont les spécificités des conurbations autour des zones de métropolisation caractéristiques de la haute connectivité ?

Le terrain du territoire, c’est à dire les habitants 2. : Des capteurs à Loos-en-Gohelle, Minecraft à Rennes, des filets à nuages dans l’Anti-Atlas marocain

Les technologies de virtualisation, de simulation et de modélisation en trois dimensions qui ont massivement transformé l’expérimentation scientifique aussi bien que l’ingénierie et la production industrielle peuvent-elles venir entre les mains des habitants – et en particulier des plus jeunes – à travers les jeux vidéos ? Dans quelle mesure les habitants peuvent-ils devenir délibérativement destinateurs aussi bien que destinataires des informations recueillies par les capteurs urbains ? Que peut apporter une « haute technologie » aux habitants de l’Anti-Atlas marocain ?

 

 

Intervenants

 

Sara Baranzoni et Paolo Vignola (UArtes Guayaquil)

L’intelligence urbaine dans les habitats précaires et les algorithmes

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Jean-François Caron (Maire de Loos-en-Gohelle)

Des capteurs pour des habitants

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Camille Picard (DRIF Caisse des Dépots et consignations)

Les enjeux territoriaux de Plaine Commune

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Jérôme Capelle et Alain Gressier (Pas-de-Calais Habitat)

L’habitat contributif, une proposition d’habitat social, soutenu par une communauté d’entraide sociale

L’habitat social public héberge 12 millions d’habitants en France, parmi ceux-ci comptent les publics les plus démunis, fragilisés économiquement et socialement.

Face aux enjeux multiples et constants qui s’adressent à eux, en termes d’inclusion sociale, d’éloignement de l’emploi, et plus prosaïquement, d’espoir de mieux vivre, Pas-de-Calais habitat collabore à constituer un nouveau modèle d’habitat social public.

L’habitat contributif, constitue une proposition d’habitat social, soutenu et valorisé par une communauté d’habitants, qui s’autodétermine, privilégie ses propres priorités sociales et économiques, afin d’entrer en disruption avec un modèle sociétal dans lequel elle ne trouve, le plus souvent pas, de réponse à ses toujours plus nombreux défis quotidiens.

Des collectifs d’habitants organisés, se constituent dans 30 quartiers des Hauts de France, en mobilisant les réseaux numériques dédiés du bailleur, afin de diffuser de nouveaux services aux personnes résidentes. C’est donc un nouveau modèle d’échanges économiques et sociaux qui se constitue graduellement (2017-2020) avec la contribution financière des programmes Interreg V FMA ; notre intervention vise à décrire comment va se constituer ces deux prochaines années, cette ambition de valorisation sociale et territoriale.

 

 

Titouan Lampe (Dar Si Hmad)

Oasis de brouillard dans les montagnes Aït Ba’amran, au Maroc

Dans les montagnes de l’anti-atlas marocain, la désertification progresse. Des hommes quittent leur terre sous l’effet du dérèglement climatique et affluent vers les villes en pleine croissance. Pour y faire face, l’ONG locale Dar si hmad a mis en place un système de distribution d’eau potable à partir de la récolte du brouillard, le premier du genre au Maroc. Fonctionnel depuis 3 ans, le réseau d’eau de brouillard impact l’organisation sociale en place. En générant une nouvelle ressource en eau, Dar si hmad se lance dans une expérience de paysage complexe mêlant des enjeux environnementaux, socio-économique, techniques, spirituels et politiques. Accompagnée par des partenaires universitaires, techniques et institutionnels, elle lance aujourd’hui la seconde grande étape du projet brouillard: la création d’un Oasis pédagogique.