Session 3

Session 3 : Villes, localités, réseaux

Mardi 18 décembre – 14h30-19h25

Les échelles se sont massivement transformées au cours des dernières décennies, modifiant foncièrement les rapports de souverainetés et les hiérarchies entre héritage politique de la modernité et autonomie croissante de l’initiative économique. Quelles modes de vie et nouveaux dynamismes des localités sont-ils possibles entre ces échelles, et en quoi permettent-ils d’espérer qu’émergent des ouvertures et réticulations positives, plutôt qu’une aliénation accrue de ces « hypervilles » ? Quelles responsabilités et fonctions régaliennes sont-elles requises du côté des pouvoirs légitimement issus d’un exercice réel de la citoyenneté ? Quelle plasticité de l’individuation psychique et collective les nouvelles spatialités et temporalités urbaines peuvent-elles favoriser au-delà des captations addictives et ruineuses pour l’attention ?

 

 

 

Intervenants

 

Saskia Sassen (Columbia University)

Villes, réseaux, ouverture et mondialité

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Louis Henry (Caisse des dépôts et consignations)

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Gerald Moore (Durham University)

Ville, addiction, soin

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Noel Fitzpatrick (Dublin Institute of Technology)

Cartographie critique à l’époque du GPS et des SIG

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Mathieu Triclot et Thomas François (UTBM et 3HC-Rennescraft)

Sur Minecraft et le BIM

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Franck Cormerais (Université Bordeaux-Montaigne)

L’hyperville, un territoire apprenant

Nous aborderons les mutations urbaines à l’aide de concept d’hyperville en poursuivant nos investigations relatives à un design territorial contributif et digital. Nous nous concentrerons plus particulièrement cette fois sur la formation d’un territoire apprenant en relation avec les questions de la valeur, de la création collective et de la solidarité. L’hyperville présuppose un sens renouvelé de la coopération et de l’association humaine en lien avec une dynamique de l’innovation qui apparait dans des mobilisations traversant les sphères du travail, du loisir, de l’habitat, des transports, de la connaissance…  L’hyperville n’est pas une ville pensée à partir du seul déploiement des systèmes d’information. Contrairement à la «Smart City», cette dystopie parfois dénoncée au cinéma, l’hyperville repose davantage sur la contribution des acteurs que sur un «push» technologique ; elle s’organise à partir d’une mise en œuvre des capacités de chacun dans le choix d’un mode d’existence.

 

 

Orit Halpern (Concordia University)

Smartness Mandate

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