Session 3

Session 3 : Réconciliation du territoire au cœur des milieux vivants

Vendredi 16 décembre – 10h00-12h30

S’extraire du simplisme moderne et industriel pour rassembler les variables et embrasser pleinement la complexité, la subtilité et l’élégance de notre milieu, tel est le défi auquel fait face aujourd’hui le génie humain. L’approche systémique et bio-inspirée apparait désormais comme une révision essentielle de nos références cognitives et imaginaires, fondement d’un nécessaire Nouveau Génie Urbain pour non plus aménager mais bel et bien emménager des espaces de vie durable au sein même du système terrestre et vivant. Aujourd’hui au seuil d’un basculement du système sociotechnique, nous proposons de naviguer à travers les échelles pour saisir ce nouveau paradigme, pour porter un regard critique aux errances du passé, pour observer avec enthousiasme les nouveaux horizons.

Christelle Larrieu

État de l’environnement en France et limites planétaires

La prise de conscience de l’urgence écologique prend chaque jour plus d’ampleur à travers la société. Face à ce défi, nous avons besoin de données objectives pour éclairer chacun sur la situation et guider l’action collective. Publié depuis 1994 par le Service statistique du Ministère en charge de l’environnement, le Rapport sur l’état de l’environnement en France s’inscrit dans cet esprit. Il vise à dresser un état des lieux factuel de la situation environnementale en France (qualité de l’air, de l’eau…). Pour compléter ce diagnostic et examiner l’impact de la France au-delà de ses frontières, une utilisation du cadre des limites planétaires a été présentée dans sa dernière édition.

Aristide Attanasiadis

Villes et limites planétaires: Espoir ou illusion ?

Les villes sont aujourd’hui l’épicentre d’un réseau mondial de consommation-production, abritant plus de 50% de la population mondiale, regroupant 60% de richesse mondiale, étant à l’origine de la majorité d’innovations et de brevets ainsi qu’à l’origine de mouvements sociétaux et environnementaux. Cependant les villes sont également responsables d’environ 75% des consommations énergétiques et émissions de GES, ainsi que 60% de la production mondiale de déchets. Les villes sont donc mises en avant comme étant en même temps le problème et la solution de la majorité des problématiques environnementales et sociétales contemporaines. Les villes ont-elles vraiment une place face aux enjeux actuels ou sont-elles contradictoires par définition ?

Guillaume Faburel

Décroître l’urbain, augmenter le vivant

Très officiellement, les territoires sont parés de beaucoup de vertus pour assurer la bifurcation écologique tant attendue. Toutefois, pour relocaliser et déconcentrer, pour ménager et cesser d’aménager, il va falloir déménager. Mais pour aller où, vivre comment et pour quels rapports au vivant et selon quelles tailles de peuplement ? Cette présentation visera à montrer tout l’intérêt des biorégions, sous quelques conditions de réalisation, pour un déménagement du territoire qui seul pourrait permettre de retrouver un peu de décence collective.

Anne Asensio

Un design centré sur la vie : Comment aborder tous les aspects du monde, embrasser la complexité tout en étant pertinent pour la vie ?

Considérant la ville comme un support d‘invention, de création et de design situé, les techniques, les technologies émergentes comme le Jumeau numérique, la VR, et les techniques de design génératif, systèmique, bio-mimétique, circulaire et régénératif ouvrent un nouveau champ de questionnement. Si elles ne se substitue pas à la créativité ni à la variété des propositions formelles comme à nos imaginaires, elle constituent un « pharmakon », un possible à saisir, à réfléchir, à dialoguer, à interagir « avec », comme à convoquer avec toutes les précautions possibles afin d’ouvrir de nouveaux espaces vivants et conviviaux, des « écoumènes »* c’est-à-dire un milieu d’interaction entre l’homme et l’espace, entre l’homme et les choses où l’homme humanise l’espace et les choses et où l’espace et les choses influencent l’homme.