Session 6

Session 6 – Sémantique, statistique, contribution : le design de nouveaux agencements


15 décembre

16h45 – 19H00

Quelle informatique des objets ? De la programmation orientée-objet (ou orientée propriétés) au développement de l’IOT, l’objet informatique a-t-il eu son heure de gloire[1] ? Le développeur est-il aujourd’hui réduit à corriger le travail de l’IA ? Qui sont encore aujourd’hui les « artisans du numérique », les hackeurs de génie et les communautés du Libre qui défendent la programmation d’objets ? Que signifie concevoir des objets dans une approche orientée-milieu telle qu’elle a pu être décrite par Mathieu Triclot et le groupe des Universités Technologiques dans une approche éco-technologique et industrielle illustrée par exemple par le « permacomputing » ? Comment réparer, recréer ou préserver la matérialité d’un hébergement, d’un serveur, d’un routeur, d’un téléphone, d’un écran de cinéma, d’une voiture pilotable et réparable par un humain ? A l’heure où les microprocesseurs universels très onéreux (TPU) s’imposent tout en rendant difficile leur programmabilité, quelle politique industrielle, quelles incitations publiques, quels programmes de recherche pour relancer de nouvelles infrastructures en réseau, les forges libres, les processeurs spécialisés, programmables, embarqués, low-tech et le développement du hardware libre ?


Intervenants

Jérôme Denis, Mines Paris – PSL — Le soin des choses. Conditions de la maintenance et critique du discours sur l’autonomie

Vincent Giraud, Deux Fleurs

Alexandre Monnin, Centrale Med

Christophe Masuti, Framasoft — La technique « en usage ».

Florence Jamet-Pinkiewicz, École Estienne — Objets-médias et métaphores du livre

Barbara Glowcsewski, CNRS et Christophe Laurens, architecte — Low Tech/High Life

[1] A travers une généalogie des objets bien décrite par Brian Cantwell Smith, On the origin of objects, Bradford Book, 1998 ou la disparition de l’objet saisie par Dan McQuillan à travers la notion de « decomputing ».